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THAT 70S SHOW: POURQUOI LA DÉCENNIE DISCO EST DE RETOUR !

Les années 70 représentent aujourd'hui le chic classique, comme en témoigne la semaine de la mode à Paris - et quelques ajouts vestimentaires suffisent à libérer le potentiel de votre garde-robe existante.

Temps de lecture : 3 minutes.

Il y a une explication logique et mathématique pour expliquer pourquoi les années 70 ont été prononcées « chic » par la fashion week parisienne. Les années 90 sont les nouvelles années 70, vous suivez? Et les années 70 sont les nouvelles années 50. C’est comme cela que ça se passe. C’est cyclique! Aujourd’hui, les années 90 sont un passé relativement récent – et le renouveau des années 90 est survenu assez rapidement : Des baskets épaisses, des bobs, des robes à bretelles spaghetti, des jupes-culottes, des sweats à capuche : tout cela est plutôt amusant. Les années 70, quant à elles, se sont glissées dans la mémoire, les parties embarrassantes ont été oubliées au fil du temps. La décennie s’impose comme un classique chic, comme dans les années 50 avant d’être reléguée à l’histoire ancienne.

Cette réhabilitation des années 70 se fait discrètement depuis un petit moment. Tous les regards sont tournées vers les  podiums de Chloé et Isabel Marant, fidèlement représentés à la semaine de la mode à Paris par de nombreux membres du Vogue français. La tendance se concentre sur des jeans blancs à larges jambes ou de longues jupes plissées, des trench-coats amples et des bottes à gros talons, des sacoches à effet serpent et des cheveux longs ornés de barrettes. Oublie le pantalon hippie violet. Oubliez le chic hippie même, oubliez John Travolta dans Saturday Night Fever. Cette reprise des années 70 est à la fois une publicité de parfum où Bianca Jagger dans un pantalon Yves Saint Laurent rappelle le film Boogie Nights. C’est un t-shirt à slogan serré, une bonne paire de lunettes d’aviateur, une écharpe en soie, nouée à la gorge. C’est plus subtile, plus romantique.

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Les années 70 ont fait la une des journaux à Paris récemment grâce à Hedi Slimane chez Céline. Pour résumer, tout le monde était vraiment en colère contre Slimane, la saison dernière, pour avoir remplacé Old Céline par New Celine. Pour son dernier défilé, au lieu de s’inspirer de Old Céline, il est allé à « Old Old Old Celine » – une version ultra-bourgeoise de la fin des années 70 de ce à quoi ressemble une dame, avec de l’attitude et de superbes bottes à semelles compensées. Et – encore une fois, pour être précis – l’industrie de la mode a regardé la collection et s’est dit :  » C’est exactement ce que je veux porter  » !
Nous avons, également, beaucoup entendu parler de David Bowie, Chic et Chaka Khan sur les bandes originales des défilés de cette fashion week, mais Grace Jones a volé tout le spectacle parisien quand elle a joué chez Tommy Hilfiger le samedi soir. Sa silhouette de pochette d’album de Nightclubbing est partout dans les épaules exagérées de Saint Laurent et Stella McCartney, Balenciaga et Givenchy. Il y a des combinaisons inpirées 70’s chez Balenciaga et des combinaisons de safari rappelant les saharienne de Yves Saint Laurent chez Isabel Marant. Il y a eu des imprimés cachemire et des écharpes en soie, et l’allure était extrêmement élégante chez Altuzarra. Moutarde et marron régnaient chez Hermès ; les jeans à taille haute étaient transcendant chez Tommy. Pour l’instant, c’est sexy. Si vous pensez toujours que les années 70 sont désuètes eh bien, chérie, tu es tellement de la saison dernière !

Les années 70 dans la rue.

Il est difficile d’éviter de passer au-dessus des années 70 alors que son influence est partout dans les défilés, ce qui signifie que l’effet d’entraînement du podium au trottoir est déjà bien amorcé dans les rues de Paris.
Le look est facile à imaginer, mais difficile à réaliser. Les années 70 ont été une époque de pantalons en cloche et de glam rock, de droits des femmes, de grèves et de Watergate. Il y avait beaucoup de polyester et de femmes portant des pantalons masculins. Il y avait aussi beaucoup de marron et de beige (les couleurs prédominantes du printemps 2019 chez Burberry, Balmain et Max Mara), des vestes en cuir et en daim, et des bottes longues sous des jupes en veau. Avec tout ce marron et toutes ces jambes, Paris a l’air d’une forêt.

Alors comment l’ont-ils porté ?

Principalement dans une palette des années 70 de bruns, verts et jaunes. La directrice de mode ukrainienne Julie Pelipas a été vue à l’extérieur du défilé de Thom Browne dans un mélange de looks des années 70 – un col polo sous une chemise, une jupe taille haute et des bottes qui ressemblaient plus à Suzy Quattro. La styliste danoise Pernille Teisbaek a fait quelque chose de similaire avec une jupe et des bottes. La directrice artistique Sofía Sanchez de Betak a probablement gagné le look : La superposition de la cravate, du blazer en tweed et de l’écharpe dans différentes nuances de brun et de gris était discordante, une référence directe à Annie Hall – la Manhattanite bourgeoise est un objectif à atteindre !